Khoi Trong Le Tran

Khoi Trong Le Tran

Pharmacien
Hôpital Henri-Mondor (AP-HP), Créteil

Contact
E-mail : tran-trong-khoi.le@u-pec.fr

Thèse de Santé publique
1ère année
École doctorale / Université / Unité de recherche
École Doctorale de Santé Publique / UPEC / EpiDermE
Direction de thèse
Émilie Sbidian et Tat-Thang Vo
Financement
UPEC
Résumé

L'introduction récente des traitements biologiques a révolutionné la prise en charge du psoriasis, maladie cutanée inflammatoire chronique, douloureuse et impactant la qualité de vie. Malgré leur efficacité démontrée, l'utilisation de traitements biologiques en pratique clinique nécessite des précautions d’emploi car ces traitements peuvent avoir des effets immunomodulateurs ou immunosuppresseurs qui prédisposent les patients à plusieurs événements indésirables. Par exemple, il a été démontré que des traitements biologiques sont associés à un risque accru d'infection grave pouvant entraîner une hospitalisation. Compte tenu du risque différentiel selon le traitement biologique, les praticiens doivent être attentifs à prescrire un traitement biologique approprié selon les caractéristiques et les co-morbidités des patients. L'innocuité des traitements biologiques dans des sous-populations à haut risque et/ou vulnérables demeure incertaine. En particulier, les patients qui ont déjà eu des antécédents d'infections récurrentes ou graves sont souvent exclus des études évaluant les risques infectieux des traitements biologiques. Pourtant, en pratique clinique, la prise en charge de ces patients peut s’avérer difficile, d’autant plus en l’absence de données probantes.

Outre le risque d'effets indésirables, la persistance (ou le délai entre le début et l'arrêt du traitement) de la plupart des traitements biologiques diminue au cours du temps, en particulier les anti-TNF tels que l'infliximab, l’étanercept, l'adalimumab et le certolizumab. Une explication avancée est celle du développement d'anticorps anti-médicament (ADA) en raison de l'immunogénicité du TNF-i. Pour les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, une stratégie proposer pour prévenir la création d'ADA consiste à administrer simultanément au traitement biologique de faibles doses de méthotrexate.Cependant, très peu de données ont évalué cette association chez les patients atteints de psoriasis. On ne sait toujours pas si le méthotrexate en association doit être administré tôt ou au cours du suivi après le début du traitement biologique (lorsque le risque de perte d'efficacité du TNF-i est plus élevé), si un TNF-i biologique est meilleur que les autres lorsque la co-administration de méthotrexate est envisagée pour tous les patients, ou si la co-administration de métrotrexate peut expliquer la différence de persistance entre les différents choix biologiques comme traitement de première intention dans la pratique clinique.

Objectifs

Les objectifs de ce travail de thèse seront :

  • D'évaluer le risque d'infection grave ou récurrente chez les nouveaux utilisateurs de produits biologiques pour le psoriasis ayant des antécédents d'infections.
  • D'étudier le rôle du méthotrexate concomitant dans l'amélioration de la persistance des traitements biologiques dans le psoriasis.
  • De développer de nouvelles méthodes pour l'évaluation de l'hétérogénéité des études de vrai-vie et les appliquer dans l'évaluation thérapeutique du psoriasis.

Pour atteindre ces objectifs, nous examinerons de nombreuses techniques d'inférence causale robustes et hautement efficaces, notamment l'émulation d'essais cibles, le maximum de vraisemblance ciblé, la variable instrumentale calendaire, l'analyse de médiation longitudinale et la modélisation structurelle marginale pour les données de survie.

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